mardi 15 février 2011

Biographie

Après plusieurs expériences de groupes, ZOËN se lance en solo en 2006 et travaille alors sa propre identité musicale, à savoir un hip hop teinté de folk et/ou de chanson. Directement influencé par la scène indépendante, avec des artistes comme Why ? ou Buck 65, il signe alors en mars 2010, son premier album éponyme sur le label américain Milled Pavement.

Depuis 2008, il enchaine les collaborations et les tournées européennes, aux coté d'artistes américains et canadiens. Également concepteur musical, il sort son premier album de «beatmaking» en octobre 2010, avec de prestigieux invités tel que Ceschi, Astronautalis, ou encore Noah 23.


"...Chanson française ? Un peu. Mais en version hip hop.

Zoën n'est pas un puriste du rap français, il a su inventer sa propre grammaire en injectant dans sa musique le fruit de son énorme curiosité musicale (au sens large) et de ses connexions locales et internationales (Boogers, Piano Chat, Astronautalis, Ceschi...). Des références qui tendent vers un mélange des genres, le rapprochant de fait du label Anticon et surtout de Why? pour le coté electro folk mutant et flow enfumé.

Coté textes, zoën n'est pas quelqu'un qui revendique une culture hip hop ou un militantisme particulier. Disons que si sa technique vient directement d'une tradition hip hop (Samples, tempo, flow...), son rap fait l'impasse sur les scratches, la soul, le funk ou les punchlines. Pas de clichés du genre, juste des histoires normales d'un type qui devient adulte et les souvenirs encore tiède de l'insouciance. Et surtout une écriture d'une maturité rare, et quand zoën parle du passage à l'âge adulte, de la difficulté de se lever le matin et des rêves qui changent, ceux dont on ne veut pas sortir et ceux qui obsèdent, il touche de manière très poétique à quelque chose d'universel, à cette sourde mélancolie, qui exprimée comme il le fait, devient moteur.

Des thèmes plutôt folk donc, qui prennent une toute autre dimension en version hip hop. Mutant certes, mais hip hop quand même..." - RUBIN STEINER